Discours de rentrée de Valérie Pécresse



Revoir le discours en vidéo :


Mes Chers Amis,


Vous me permettrez de saluer d’abord le maire de Mennecy, Jean-Philippe Dugoin-Clément, qui nous accueille avec tous les élus de l’Essonne, son président François Durovray et le président de l’Association des maires d’Ile-de-France, Stéphane Beaudet.


Je salue les nombreux parlementaires venus de toute la France, les sénateurs présents malgré leur campagne, et mes deux amis présidents de région : Jean Rottner et Hervé Morin qui me font l’amitié de leur présence.


Je salue tous les maires, les élus, et vous tous rassemblés, que je ne pourrai malheureusement ni embrasser ni serrer dans mes bras, gestes barrières obligent !


Je remercie chaleureusement Jean-Didier Berger, délégué général de « Libres ! », Patrick Karam et tous ceux qui, tout l’été, ont organisé cette belle journée, ainsi que les représentants de la société civile qui ont animé nos deux tables ronde sur la crise économique et sur les territoires perdus de la République.


Quel bonheur de vous retrouver aussi nombreux, malgré la pandémie de Covid, malgré la distance, et malgré la menace de pluie.


Jacques Chirac aimait citer un proverbe japonais : « Les vrais amis viennent quand il pleut ».

C’est un bonheur d’avoir autant de vrais amis !


Notre amitié, elle s’est scellée dans l’amour de la France. Et plus que jamais nous allons devoir nous mobiliser pour notre pays.


L’heure est grave.


Depuis plusieurs années, nous vivons au rythme des crises. Vous les connaissez, elles ont affaibli et fracturé la Nation. Je pense au terrorisme islamiste. Je pense à la souffrance sociale des gilets jaunes. Je pense aussi à l’ultra-violence de tous ceux qui veulent détruire notre République.


Et ces derniers mois, est venue s’ajouter une menace aussi brutale qu’imprévue : la menace sanitaire, avec ses tragiques conséquences sociales.


Face à la situation, certains pourrait baisser les bras, pas nous.


Certains pourraient dire que la politique ne sert à rien, pas nous.


Certains pourraient perdre confiance en la France, pas nous.


Nous ne sommes pas déclinistes, nous ne le serons jamais.


Nous sommes « Libres ! ».


Nous croyons au sursaut, nous croyons à la relève. Comme Churchill, nous savons que « c’est dans la nuit que les étoiles brillent ».


Et la relève, elle est ici, à Mennecy.


La relève, c’est vous. Ce sont les Français engagés, prêts à se retrousser les manches, prêts à relever notre économie, à relever la République, à relever la France.


Vous le savez, je suis une petite-fille de résistant. La résistance, nous l’avons dans nos gènes. Le gaullisme, pour nous, c’est une boussole, pas une captation d’héritage opportuniste.


Le gaullisme, c’est faire le choix résolu de la grandeur.


C’est faire le choix de l’indépendance.


C’est faire le choix du rassemblement !


Car oui, mes amis, l’heure est grave. Notre République est aujourd’hui menacée, dans sa souveraineté économique, dans son autorité, dans sa cohésion. Et notre ardente obligation, c’est désormais de la relever !


Relever notre économie


Vous le savez, des pans entiers de notre économie sont à terre. Même les secteurs traditionnellement les plus dynamiques, comme l’aéronautique ou le tourisme, sont violemment touchés et suppriment des milliers d’emplois.


A tous ceux qui prônent depuis des années l’utopie dangereuse de la décroissance, la voilà la décroissance ; elle est là, sous nos yeux, depuis six mois ; et on en voit les ravages !


Airbus, Air France, Nokia, Safran… Plus de trois cents plans sociaux ont été annoncés depuis le mois de mars.


Je pourrais aligner les chiffres. Je préfère vous dessiner le visage de cet ouvrier, les traits marqués par la colère et l’angoisse du lendemain, parce que l’usine qui a été toute sa vie va arrêter sa production.


Cet homme, il travaille dans l’usine Renault de Flins. Cette usine produit la Zoé, la voiture électrique la plus vendue en Europe. Une vraie success story française ! Et pourtant, Renault a décidé d’arrêter. Arrêter de construire des voitures dans la première région automobile de France !


Cet ouvrier m’a dit une chose simple : « A quoi sert que l’Etat soit actionnaire de Renault si c’est pour nous laisser tomber ? »


Aujourd’hui ce sont les usines qui ferment, et avec elles leur savoir-faire et leur tissu de PME ; et demain ? Ce seront les centres de recherche, les centres de décision ? Que nous restera-t-il à la fin ?


Il y a quelques années, la pensée dominante vantait une « France sans usine ». Quelle magistrale erreur !


On voit aujourd’hui qu’une France sans usine, c’est une France du chômage de masse, c’est une France de l’abandon des quartiers populaires comme des territoires ruraux.

En un mot, la France sans usine, c’est la France du déclin.


Je refuse que la pandémie de Covid soit le prétexte d’une nouvelle vague de désindustrialisation, qui laisserait notre pays devenir une simple terre de consommation de produits américains, chinois, allemands, et non plus une terre de production et d’innovation. L’Etat doit se ressaisir. Réenraciner Renault en terre de France. Je le mets au défi. Le symbole est fort : le véhicule du futur, écologique et silencieux, doit s’inventer chez nous !


La souveraineté économique et financière, le produire en France, c’est la clé des emplois de demain.


Pour relocaliser nos entreprises, il faut mettre fin à une fiscalité absurde qui les plombe face à leurs concurrentes étrangères.


Et je me félicite que le Gouvernement se décide enfin à suivre les propositions de « Libres ! » en baissant les impôts de production.


Pour relever notre économie, il faut aussi assumer de faire des choix, quitte à déplaire à certains. Il faut passer du « en même temps » qui paralyse l’action, aux choix courageux.

Oui, il faudra assumer de travailler plus longtemps. Oui, il faudra réduire le temps perdu par l’excès de bureaucratie. Oui, il faudra arrêter les doublons, les gaspillages et la dépense publique inutile pour régénérer les services publics.


Ayons le courage de dire qu’un pays qui engloutit la moitié de ses richesses dans l’impôt, sans parvenir à bien former ses enfants, à assurer la sécurité au quotidien et à rénover ses hôpitaux est un pays qui ne va pas bien ?


Ces dernières semaines, vous avez vu, c’est le concours Lépine pour justifier qu’on peut toujours dépenser plus. Mais à la fin, tous les Français le savent bien, la facture tombe. Les dépenses font des impôts. Et attention à ce qu’en héritage de la crise COVID, la dette perpétuelle ne se transforme pas en hausse d’impôts à perpétuité !


Dépenser, ce n’est pas forcément relancer.


Il y a la bonne et la mauvaise dépense. Mais vous le savez, ce sujet en France est tabou !

Alors, la différence entre un homme politique et un homme d’Etat c’est que le premier regarde la prochaine élection, et le second pense à la prochaine génération.


Arroser des administrations multiples, au prix de taxes multiples, c’est creuser les fractures sociales de demain. Investir dans les secteurs stratégiques, en revanche, c’est créer les emplois de demain.


Nous, les mauvaises dépenses, en Ile-de-France, nous les avons supprimées. C’est bien la preuve que c’est possible !


On nous avait promis l’esprit d’entreprise au pouvoir. C’est en réalité les vieux réflexes soviétiques qui dominent : réquisition, contrôle administratif et centralisme démocratique.

Pendant le confinement, ce que l’Etat ne savait pas faire partout, il a préféré le faire nulle part. Il faut sortir de cette uniformité qui conduit à toutes les absurdités et à toutes les injustices.

Il faut faire confiance aux collectivités et à leurs élus qui ont montré pendant la crise – et quelle que soit leur couleur politique – qu’ils étaient en réalité l’énergie vitale de notre démocratie.

Il faut faire confiance aux acteurs économiques et sociaux, et aux Français tout simplement.

Ces femmes, ces hommes qui, spontanément, ont apporté leurs repas à des voisins âgés ou malades.


Ces PME, ces agriculteurs qui, spontanément, ont fait don de leur production à tous ceux qui étaient en première ligne.


Ce sont ces liens d’affection, ces solidarités de proximité – que certains croyaient inutiles et datées – qui nous ont fait tenir au plus fort de l’épidémie.


Cette solidarité elle me touche, elle nous touche.


Cette solidarité, elle nous donne foi dans le peuple français.


Alors oui, l’Etat doit lâcher prise pour se concentrer sur le régalien, l’ordre, la sécurité, la justice ; « Enfin le régalien ! » Il serait temps me direz-vous ! Aux collectivités et aux acteurs de la société civile, le reste, tout le reste. C’est comme cela que l’Etat retrouvera son autorité. Personne au monde ne pense que Madame Merkel est faible parce que les Länder sont forts ou que l’Etat fédéral américain est corseté parce que les Gouverneurs sont puissants.


Enfin, il est évident que nous ne relèverons pas notre économie si nous ne prenons pas résolument le virage de la transition écologique.


L’an dernier je citais en ouverture de notre rendez-vous de Brive le discours prémonitoire de Jacques Chirac à Johannesburg : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». L’urgence écologique, pour moi, c’est un engagement constant. Il y a dix ans, ministre de la recherche, j’ai fait reconnaître l’existence du réchauffement climatique par l’académie des sciences contre Claude Allègre, qui prétendait le contraire.


Mais vous le savez, notre écologie, elle est positive et elle s’oppose à l’idéo-écologie. Elle défend la croissance sobre mais elle refuse la décroissance.


Ne laissons pas les Verts diaboliser le progrès, nous plonger dans un nouvel obscurantisme. Les Verts, à la région, ils interdisent la clim dans les bus, le wifi dans les lycées, la voiture individuelle…


Ils refusent les vaccins alors que tous les Français attendent celui contre le COVID. Mais refuser les vaccins, refuser la 5G, refuser l’automobile ou l’avion du futur, c’est détruire nos filières industrielles.


On peut vouloir interdire toute innovation mais si nous n’avons aucune technologie nouvelle à proposer, pour la France et pour l’Europe, nous finirons à genoux.


Je suis résolument pour une écologie qui protège, qui innove, qui transfigure notre avenir. Mais je m’élève résolument contre une écologie punitive, au nom de laquelle on créé des impôts, des taxes, toujours plus de taxes, au nom de laquelle on détruit les emplois !


Sachons récompenser les comportements vertueux. C’est pour cela que « Libres ! » propose à côté du principe du pollueur payeur, d’instaurer aussi, à l’inverse, le principe du dépollueur rémunéré.


Quand les Verts, ces derniers mois, s’allient à la France insoumise, finalement les masques tombent ! C’est la coalition de l’ultra-gauche. Et, vous l’avez bien vu cet été, ça n’a plus rien à voir avec la sauvegarde de la planète ni avec le développement humain.


Ce sont les enfants de la lutte des classes. Mais l’illusion communiste ayant échoué partout dans le monde, ils veulent maintenant réduire chaque homme, chaque femme, à sa religion, à son orientation sexuelle, ou à la couleur de sa peau. Au fond, c’est toujours le même réflexe : fracturer la société, nier la liberté et la responsabilité individuelles, et mettre chacun dans une case dont il ne pourrait jamais sortir.


Ils sont les enfants des ultras de mai 68, selon lesquels toute institution est bonne à dynamiter et toute autorité bonne à saper, y compris par la violence.


Voilà le vrai visage de l’alliance Verts-Insoumis, voilà le vrai visage de l’ultra-gauche. Ceux-là ont trahi la gauche républicaine. Nous, jamais nous ne trahirons la République. Jamais nous ne pactiserons avec les extrêmes !


Car, vous le savez, détruire le bouclier républicain, c’est priver de toute défense les plus fragiles d’entre nous.


Relever la République


Oui, mes Chers Amis, l’autre défi majeur qui est devant nous, c’est de relever notre République.

Je pourrais là encore vous assommer de statistiques, je préfère à nouveau vous raconter une histoire.


Cette histoire, elle s’est passée tout près d’ici.


Cette histoire, c’est celle d’un sapeur-pompier d’Etampes. Le 14 juillet, on lui a délibérément tiré dessus avec une arme à feu, le blessant à la jambe, alors qu’il était en train d’éteindre un incendie de voiture.


Il faut écouter ce qu’il m’a dit, les yeux dans les yeux, quand je suis allée à sa rencontre : « Depuis des années, on nous insulte, on nous caillasse ; et personne ne dit rien, personne ne fait rien. Ensuite, il y a eu les tirs de mortier. Et maintenant on nous tire dessus. C’est l’escalade de la violence, ça ne peut plus durer. »


Voilà où nous en sommes. Faute d’autorité, ceux qui ont fait le choix de consacrer leur vie à nous protéger sont désormais les cibles désarmées de tirs à balles réelles. Et comme un symbole – bien triste symbole –, cette attaque abjecte a eu lieu le jour de notre fête nationale !


Des drames comme celui-ci, il y en a malheureusement eu beaucoup d’autres. Vous avez comme moi suivi l’actualité : l’été 2020 a été meurtrier.


C’est en pensant à ce soldat du feu, aux conducteurs de bus, aux policiers, aux maires, aux médecins, et à tant d’autres encore, victimes de crimes odieux, que je réclame un électrochoc d’autorité.


Face à ces nouveaux barbares pour qui le passage à tabac et l’usage des armes est devenu un mode d’expression comme un autre, il faut arrêter de parler et agir, enfin.


Mes Chers Amis, pour relever la République, tout commence par l’éducation. Tout commence par l’école.


Jules Ferry avait voulu une école laïque, gratuite et obligatoire pour assurer l’égalité et la promotion de tous les enfants de France. Je ne connais rien de plus émouvant que ces cérémonies de remise de diplôme avec de jeunes boursiers pour qui l’aide de la Nation a été le passeport vers un nouveau destin. La joie sur leur visage et l’immense fierté de leurs parents, c’est notre plus belle conquête républicaine.


Et pourtant, là aussi, là surtout, l’Etat a reculé.


De l’école obligatoire, on est passé à l’école à la carte.


Il y a d’abord tous ceux qui décrochent et que l’Education nationale ne réintègre pas au système scolaire.


Il y a ensuite les « absents post-COVID », qui n’ont plus fait signe à leurs professeurs depuis le confinement.


Il y a enfin, et c’est le plus alarmant, ces parents qui, délibérément, refusent l’école républicaine. Rien qu’en Ile-de-France, des milliers d’enfants ont disparu des écrans radar. Leurs familles les confient à des associations qui ne les éduquent pas selon les valeurs de la République mais selon celles de leur pays d’origine, ou pire, selon les principes de l’islam radical.


La République s’est enracinée grâce à l’école. L’éducation hors contrôle, c’est l’éducation de toutes les dérives, c’est la fin de l’école, c’est la fin de la République. Et ça, c’est hors de question !


L’école doit redevenir un sanctuaire. Il n’est plus tolérable qu’à l’école les jeunes soient confrontés à autant de violence.


Vous connaissez bien cette réalité : les rivalités de bandes, les intrusions, les agressions de professeurs. Lorsque nous avons créé les brigades de sécurité dans les lycées d’Ile-de-France, on m’a dit : ce n’est pas le rôle de la région, on n’en a pas besoin. Dix-huit mois plus tard, les proviseurs les ont appelées pour plus de 250 interventions !


Faire de l’école un sanctuaire, c’est aussi ne pas avoir peur de dire qu’il faut rétablir des sanctions. Mais des sanctions adaptées, qui remettent les jeunes marginalisés dans le droit chemin au lieu de les envoyer dans les bras des caïds.


Arrêtons avec les exclusions scolaires sans alternative et les prisons qui mélangent détenus mineurs et voyous chevronnés.


La prison devient l’école du crime.


Je redemande la mise en place de travaux d’intérêt général, mais aussi des établissements de réinsertion scolaire obligatoire pour les élèves exclus et des centres éducatifs fermés pour les cas les plus graves.


Oui, relever la République, c’est restaurer l’autorité de la loi.


Oui, il nous faut de l’ordre et des sanctions pour ne pas voir se multiplier ces scènes hallucinantes où des habitants n’ont d’autre choix que de « pactiser » avec les trafiquants de drogue en leur laissant « faire leur business » pour acheter un minimum de tranquillité. Je n’évoque pas ici le quotidien d’un cartel d’Amérique du sud au milieu des années 1990. Je parle ici d’une scène qui vient d’avoir lieu, à cinq kilomètres de l’Elysée, dans la cité Charles-Schmidt de Saint-Ouen. Mais il n’y a pas que Saint-Ouen. A Dijon, les Tchétchènes règlent leurs comptes. Et à Grenoble, les dealers paradent avec des fusils d’assaut.


Comme le disait notre ami Philippe Seguin, « le métier de ministre de l’intérieur, ce n’est pas d’interpeller la société, c’est d’interpeller les délinquants »!


Jusqu’où ira la démission des autorités ? Jusqu’où ira l’abandon de la République ? Moi, vous me trouverez toujours du côté de l’ordre, parce que l’ordre protège les plus fragiles de la loi du plus fort.

C’est pourquoi, mon soutien aux forces de l’ordre, je ne le conditionne pas. Il est entier. Il peut y avoir des fautes individuelles. Mais je le dis tout net : l’expression « violences policières » est un piège, car elle sous-entend que la police française, en tant qu’institution, est violente ! Nous ne sommes pas aux Etats-Unis ici. Nos policiers obéissent à des règles très strictes. « Violence policière », c’est un piège tendu par l’ultra-gauche, pour dresser les Français contre les forces de l’ordre et affaiblir notre République.


Les policiers et les gendarmes – qui vont jusqu’au sacrifice de leur vie pour nous protéger – méritent tout le respect de la Nation. En un an, treize policiers et gendarmes sont morts en opération. Mais ça, on n’en parle jamais ! Eh bien moi, je vous propose de les applaudir.


Pour relever la République, il est urgent de restaurer la justice !


Chers amis, disons les choses clairement. Faire acquitter les prévenus, c’est ce qu’on attend d’un bon avocat. Mettre hors d’état de nuire les coupables, c’est ce qu’on attend d’un bon ministre de la justice.


Or depuis Francois Hollande, rien n’a changé !


Où sont les nouvelles places de prisons qu’on nous promet depuis des années ?


Chaque année, 60.000 peines ne sont pas exécutées. C’est un scandale.

La peur doit changer de camp.


Face aux nouveaux barbares, j’appelle à l’impunité zéro.


A confisquer les motos des rodéos sauvages sans s’embarrasser de savoir qui est leur propriétaire.


A utiliser le bracelet électronique pour éloigner les caïds des quartiers et les retenir dans des centres de détention à moindre coût qu’on pourrait ouvrir sans délai.


A interdire les réseaux de transports aux multirécidivistes.


A trouver des accords de retour avec les pays d’origine des mineurs isolés étrangers, aujourd’hui esclaves de réseaux mafieux, qui cambriolent et dealent en toute impunité.

A opérer des retenues sur salaires et sur prestations sociales et à saisir directement le cash que les délinquants portent sur eux pour obtenir le paiement des amendes jamais payées !

A construire des prisons différenciées selon la gravité des crimes pour séparer les primo-délinquants des criminels endurcis et des djihadistes prosélytes.


Une justice efficace, c’est une justice qui n’a pas la main qui tremble ; c’est une justice qui sait sanctionner, rapidement, efficacement, et, je pèse mes mots, là où ça « emmerde » vraiment les voyous.


Mes Chers Amis, pour relever la République, ne transigeons plus sur la laïcité.

La laïcité à la française, au fond c’est quoi ?


La laïcité à la française, ce n’est pas la négation des religions.


La laïcité à la française, c’est la liberté de croire ou de ne pas croire.


Mais surtout, et il faut avoir le courage de le dire, la laïcité à la française, c’est la loi au-dessus de la foi.


Finalement, ce qui a été demandé à nos compatriotes chrétiens et juifs depuis deux siècles, c’est-à-dire inscrire leur pratique religieuse dans les lois de la République, nous devons le demander aujourd’hui à nos compatriotes musulmans. Mêmes droits, mêmes devoirs !


A la région, nous avons édicté une Charte de la laïcité qui interdit de financer quiconque ne la respecte pas.


Cette charte, la gauche la combat depuis le jour de sa signature. Figurez-vous qu’elle l’a même attaquée en justice. Sans succès.


Vous le voyez bien : une partie de la gauche française est à la dérive. Elle a oublié la République, elle a oublié Jaurès !


Alors j’interpelle le gouvernement. Il nous annonce depuis des mois une loi sur la laïcité qui ne vient toujours pas.


Est-il enfin prêt à faire comme nous et à ne plus financer les structures qui font du prosélytisme religieux ?


Est-il prêt à interdire le financement étranger opaque des cultes ?


Est-il prêt à imposer le prêche en Français, et à fermer sans délai les mosquées qui prêchent la haine ou des valeurs contraires à la République?


Est-il prêt à interdire aux personnes fichées S, d’occuper des fonctions d’enseignants ou d’éducateur sportif ? Faire l’autruche aujourd’hui sur ce sujet est intolérable. Rendez-vous compte, des fichés S devant nos enfants ! Et c’est tout aussi intolérable que les maires n’aient toujours pas la liste des « fichés S » présents sur leur commune. Ils l’ont demandé, on leur a promise, et ils ne l’ont toujours pas.


On nous parle de séparatisme, mais le gouvernement va-t-il enfin lutter contre toutes les stratégies d’entrisme, dans les conseils municipaux et dans les services publics ?


Avec « Libres ! », nous demandons que chaque fonctionnaire, chaque conseiller municipal, chaque élu de la République prête serment ; serment de reconnaître la primauté de la loi de la République sur toutes les autres.


Georges Clémenceau nous a prévenus. « En politique, il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire ; quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire »


Oui, la laïcité, ce sont des actes. Car derrière les principes, il y a l’ombre du terrorisme islamiste toujours bien présente, comme nous l’a tragiquement rappelé l’assassinat de nos jeunes compatriotes humanitaires au Niger. Les djihadistes profitent de la crise sanitaire, qui en ce moment détourne notre regard pour, en sous-main, se réarmer afin de nous frapper encore plus durement à l’avenir. Ne baissons pas la garde. Des djihadistes toujours dangereux vont sortir de prison. Que fait-on pour les empêcher de perpétrer de nouveaux crimes ? Il faut au plus vite leur appliquer des peines de sureté, comme Nicolas Sarkozy l’avait fait pour les prédateurs sexuels.


Oui, la laïcité, ce sont des actes. Car derrière la laïcité, il y a un principe républicain qui me tient particulièrement à cœur, celui de l’égalité femmes-hommes. Et nous n’accepterons jamais qu’il soit bafoué.


Le gouvernement saura-t-il protéger les femmes et leur assurer une pleine émancipation ? Pour l’instant, je ne vois qu’une chose : c’est que, dans les allées du pouvoir, le sort des femmes se règle avant tout autour d’une discussion bien virile, « d’homme à homme »…


Alors, je le dis à toutes les femmes : il faut continuer à se battre. Mais je n’accepterai pas les indignations à géométrie variable. Etre féministe, ce n’est pas accepter le port du burkini à la piscine au nom du droit à la différence ou s’opposer à l’interdiction de la burka au nom de la liberté. Féministe, il faut l’être jusqu’au bout, et partout, surtout là où les femmes sont les plus vulnérables.


Mes Chers amis, ce que l’ultra-gauche cherche à détruire, ce que le gouvernement peine à défendre, la police, la justice, l’école, la laïcité, la cohésion nationale, c’est ce que je veux absolument préserver : nos institutions, notre culture, notre Nation indivisible, en un mot les piliers de notre République !


La situation est explosive et certains sont déjà là pour attiser les braises. Ne soyons pas dupes. Derrière ceux qui veulent déboulonner des statues, il y a des forces politiques qui sont à l’œuvre pour dénigrer notre histoire et ainsi fracturer notre ciment national.


Non, le « racisme d’Etat » n’existe pas en France. Et oui, la guerre des races est un poison violent pour un pays comme le nôtre, un pays ouvert à tous les peuples déshérités qui nous ont choisis, qui ont choisi la France !


Non, nous ne déboulonnerons pas nos statues, et certainement pas celles du Général De Gaulle – qui a eu le courage de mettre fin à la colonisation – ni celle de Victor Schœlcher – qui a eu le courage de mettre fin à l’esclavage. Car oui, nous sommes fiers de notre histoire. Parce que nous sommes patriotes, nous savons que notre histoire comporte bien plus de pages lumineuses que de pages sombres.

C’est cette France, accueillante et fière, qui défend l’esprit des Lumières à travers le monde, à laquelle nous croyons. Cette France, elle protège le Mali, elle soutient le Liban ou l’Afrique, cette France, elle est riche de ses outre-mers sur tous les continents, elle a une ambition européenne ; cette France elle abrite et élève toutes celles et ceux qui partagent ses valeurs ; Oui, mes amis, c’est cette France que chacun d’entre vous incarne ici, à Mennecy, dans toute sa richesse et sa diversité; C’est cette France que nous voulons défendre et relever !


Mes Chers Amis, tant de fois la France émerveilla le monde, tant de fois sa liberté indomptée brilla comme une flamme, tant de fois victorieuse, parfois vaincue, à terre, et pourtant se redressant, toujours renaissante.


Je crois en la France, j’y crois du plus profond de mon âme de française, et aucun obstacle, aucun coup dur ne m’apparait irrémédiable.


La France est faite pour la grandeur et je la crois aussi faite pour le bonheur de vivre. Alors certes, la grandeur est un combat mais sommes-nous à ce point désenchantés, démoralisés pour ne pas hisser la France vers le meilleur d’elle-même ? Non, je ne le crois pas car il existe en chacun de nous une étincelle qui ne demande qu’à briller !


Il existe dans les profondeurs de notre pays tous les ressorts du sursaut : le courage, l’inventivité, l’amitié et la fierté d’être Français.


Je n’accepte pas, je ne tolère plus, tous ces actes qui déchirent la République.


Française je suis, Français nous sommes, et nous resterons quelles que soient nos croyances, nos origines, car la France ne demande qu’une chose mais une chose essentielle : qu’on la respecte et qu’on l’aime.


J’aspire et je veux une France unie, qui ne se déchire plus.


J’aspire à une France qui rassemble ses différences dans le vaste drapeau tricolore, et pour cela il faut que ce drapeau soit fermement tenu.


Ces rêves, ces ambitions, nous les portons ensemble depuis plusieurs années.


Pour mon pays, je ressens le devoir de parler plus fort encore, le devoir de me battre contre les défaitistes, je ressens comme jamais l’impérieuse nécessité de construire avec vous un avenir qui n’est pas écrit d’avance.


Le temps est peut être venu de faire entendre la voix d’une femme… « Libres ! ».


« Libres ! », tous ensembles, si nombreux, nous le sommes.


« Libres ! » de nous engager.


« Libres ! » de proposer.


« Libres ! » d’agir.


Pour relever la République.


Pour relever la France.


En avant !


Vive la République.


Vive la France !